La ville de Strasbourg utilise, depuis le lundi 27 mai 2019, des centaines de caméras de vidéosurveillance du SIRAC, le centre de gestion du trafic, pour verbaliser les automobilistes et les motards en infraction.

Des caméras pour lutter contre les incivilités et infractions routières

« Souriez, vous êtes filmés ! » La ville de Strasbourg, comme d'autres avant elle, a décidé d'utiliser la vidéo-verbalisation pour lutter contre les infractions routières. Entré en vigueur le lundi 27 mai 2019, ce dispositif a plusieurs objectifs : améliorer la sécurité des usagers dans les espaces publics et lutter contre les incivilités ou les stationnements gênants.

La cité alsacienne se donne les moyens de ses ambitions : 143 des 200 caméras installées sont dédiées à la vidéo-verbalisation. Ce système consiste à constater une infraction depuis un écran de contrôle situé au Service de l’information et de la régulation automatique de la circulation (Sirac), localiser le lieu de l'infraction, zoomer sur la plaque d’immatriculation et la valider. Le contrevenant est identifié par l'agent de police. Et ce, en seulement une minute.

Jusqu'à 135 euros d'amende 

Et cela pourra coûter cher : pour un stationnement sur une piste cyclable ou un trottoir, jusqu’à 135 euros d’amende. Même peine en cas d'utilisation des voies réservées à certains types de véhicules comme les bus ou taxis. Le non-respect des voies pour vélos, en revanche, sera sanctionné d'une amende de 35 euros.

Pour rappel, la vidéo-verbalisation est déjà présente à Saint-Étienne, Chambéry, Bordeaux, Reims, Nîmes ou Roubaix. Et si la municipalité strasbourgeoise se félicite de ce système, selon Planet,  Yves Carrat, le porte-parole national de l'Automobile club association, se montre critique : « C’est très bien pour les comportements dangereux qu’il faut absolument condamner. Mais il faut aussi éviter les dérives sécuritaires excessives ».

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