Des scientifiques de l'Institut australien des sciences marines ont survolé la Grande Barrière de Corail. Ils ont annoncé le 10 mars que les coraux du récif subissaient un épisode de blanchissement, pour la deuxième année consécutive.

Blanchissement des coraux : signe qu'ils dépérissent 

La Grande Barrière de Corail, située au large de l’Australie, est le plus grand récif corallien. « Avec ses 400 espèces de coraux, ses 1 500 espèces de poissons et ses 4 000 espèces de mollusques, [elle offre, ndlr] un spectacle d’une variété et d’une beauté extraordinaires et d’un haut intérêt scientifique. C’est aussi l’habitat d’espèces menacées d’extinction », affirme l’UNESCO. Pourtant, ce récif inscrit sur la liste du patrimoine mondial est actuellement menacé.

La pollution et le réchauffement climatique ont des effets particulièrement néfastes sur la Grande Barrière de Corail. Depuis plusieurs années, on constate que les coraux blanchissent, un phénomène qui indique qu’ils dépérissent. Un processus de blanchissement que les scientifiques viennent d’observer, alors que l’année dernière, en mars et en avril 2016, ils avaient fait le même constat.

Un écosystème perturbé et des espèces menacées

Même si ce n’est pas la première fois que la Grande Barrière de Corail connaît ce phénomène (il s’est déjà produit en 1998 et en 2002), il devient néanmoins préoccupant. En effet, le blanchissement des coraux perturbe tout l’écosystème et met en danger des espèces de poissons et de mollusques.

Par ailleurs, selon le Neal Cantin de l’institut australien des sciences marines (AIMS), « les coraux réagissent plus fortement au stress ». Ces deux années consécutives de blanchissement affaiblissent le récif. « C’est la première fois que la Grande Barrière de Corail n’a pas eu quelques années pour récupérer entre les deux épisodes de blanchissement », s’inquiète le scientifique. 

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