Le moment est arrivé. En ce lundi 8 août 2016, l’humanité a épuisé toutes les ressources que la Terre peut renouveler sur douze mois. Baptisée « Earth overshoot day », c’est un jour important pour l’humanité, car il prouve que nous n'avons pas encore atteint le bon niveau de consommation pour préserver la planète.

Une date fixée chaque année

Comme chaque année, la date est fixée par l’ONG Global Footprint Network et ce depuis 1970. Ce jour a été baptisé le jour du dépassement de la Terre. D’après WWF, « cela signifie qu'en huit mois, nous aurons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous aurons pêché plus de poissons, coupé plus d'arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d'eau que ce que la Terre ne pouvait produire sur cette même période ».

À partir d’aujourd’hui, « nous vivrons donc à crédit ». Avec plus de sept milliards d’habitants sur la planète Terre, il est normal que les ressources s’épuisent rapidement en vue de l'évolution du monde. Cependant, l’humanité arrive dans un tournant en ce qui concerne son mode de vie et cela se voit sur le calendrier. Gobal Footprint observe que l’ « Earth overshoot day » arrive moins vite mais avance dangereusement.

Des populations bien trop gourmandes

Les dates de l’« Earth overshoot day » ont ainsi varié selon les années : en 2000, il tombait le 1er octobre, en 2008, le 23 septembre, et en 2015, le 13 août. Et certains pays sont plus dépensiers que d’autres. Par exemple, les Coréens auraient besoin de 8,4 fois leur pays pour subvenir à leurs besoins. Le Japon fait également partie des plus gros dépensiers, avec un besoin de 7 fois le pays. Les pays européens n’ont pas besoin d’autant et peuvent subvenir à leurs besoins, avec 4,3 fois l’Italie et 1,7 fois la France.

À noter qu’en 1970, nous ne dépassions cette limite qu’au 23 décembre. D’après WWF, « pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l'équivalent de 1,6 planète ». Arnaud Gauffier, chargé de l'alimentation au WWF France, souligne que « certains écosystèmes sont déjà dans une situation critique : 90 % des stocks de poissons sont exploités au maximum ou surexploités ». Il conseille de choisir des poissons étiquetés MSC garantissant que l'espèce n'est pas menacée, manger moins de viande et éviter le gaspillage.

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