Salah Abdeslam, seul survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, a été transféré à l'hôpital de Corbeil-Essonnes mardi 19 juin, en raison d'une crise d'appendicite. Le GIGN est sur place pour éviter toute tentative d'évasion.

Abdeslam extrait de sa cellule pour être hospitalisé suite à une crise d'appendicite

Salah Abdeslam a été extrait mardi 19 juin de sa cellule pour être hospitalisé en raison d'une crise d'appendicite. Le seul membre encore en vie des commandos du 13-Novembre a été admis au centre hospitalier de Corbeil-Essonnes, au sud de Paris.

Un transfert réalisé sous bonne garde policière après que plusieurs médecins ont été consultés pour envisager cette hospitalisation. Opéré dans la soirée, Salah Abdeslam a été transféré dans la journée de mercredi 20 juin  à l'hôpital parisien de La Salpêtrière où il restera, pour sa convalescence.

Un dispositif de sécurité renforcé pour éviter toute évasion

Et le dispositif de sécurité est impressionnant : le transfert, depuis la prison de Fleury-Mérogis où Salah Abdeslam est détenu depuis avril 2016, a été réalisé sous la surveillance du GIGN, le groupement d'intervention de la gendarmerie nationale. Et comme les hommes sont d'habitude non armés, les évasions sont plus fréquentes lors de ces transferts médicaux. 

Si le dispositif a été renforcé pendant le transfert, il l'a aussi été pendant l'hospitalisation de Salah Abdeslam. Au sol mais aussi sur les toits, les policiers ont ainsi été largement déployés autour du centre hospitalier, habitué à accueillir des patients médiatiques. Plusieurs fourgons de CRS encadrent les lieux. Les policiers filtrent les entrées. Chaque sac, chaque coffre de voiture ou encore chaque passager des bus qui desservent l'hôpital, est minutieusement fouillé.

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