L’assurance obsèques souscrite permet d’obtenir un capital pour financer ses funérailles. Mais l’association 60 millions de consommateurs estime qu’il existe des « placements ruineux ».

Des cotisations dépassant la prime

Dans une étude publiée jeudi 5 septembre, l'association 60 millions de consommateurs s’est penchée sur les contrats d’assurances obsèques souscrits afin de payer ses funérailles. Et les résultats montrent un dépassement des cotisations par rapport à la prime reçue.

Onze contrats d’assurances obsèques vendus par les principaux acteurs du marché ont été passés au peigne fin par l’association. Elle y a trouvé des cotisations « à fonds perdus », notamment pour les personnes vivant plus longtemps.

Un manque d’éthique

Un souscripteur âgé de 62 ans paie 5.385 euros sur vingt ans, alors qu’il ne touche que 4.000 euros. En cause, d’après l’association, des « frais de gestion très gonflés ». Et ce n’est pas pour une qualité de service améliorée. Au contraire, 60 millions de consommateurs pointe du doigt les délais de versement, parfois d’un mois dans l’attente de la réception des nombreuses pièces justificatives. Alors, les familles doivent parfois avancer les frais.

Le magazine dénonce également « le manque d’éthique » autour des crémations, notamment au niveau de la récupération des matériaux précieux présents sur le corps des défunts et revendus à des entreprises de recyclages. En moyenne, 10 à 12 tonnes de métaux sont récupérées chaque année, pour une recette de 500.000 à 700.000 euros. 20% des recettes sont prélevées par l’entreprise, le restant appartient au crématorium.

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