Le designer Daan Roosegaarde, basé à Rotterdam, vient de créer un aspirateur géant de brouillard de pollution. Il permet aux personnes se trouvant à proximité de respirer un air pur.

Une première installation à Pékin

Alimenté principalement par le vent, cet aspirateur capte l’air pollué en libérant dans l’air des ions positifs. Ceux-ci attirent les particules polluantes en suspension. À l’intérieur de l’engin, une charge négative retient la saleté, en expirant l’air pur à l’extérieur. Le premier modèle a été construit sous forme d’une tour, la Smog Free Tower, et a été placé à Pékin, ville la plus polluée au monde. Le projet est soutenu par le Ministère chinois de Protection de l’Environnement et a reçu le Prix allemand du design dans la nomination « Design de produit excellent ».

L’aspirateur fonctionne grâce à une éolienne et consomme 1 170 watts, soit une consommation équivalente à celle d’un chauffe-eau. Le procédé permet de nettoyer 30 000 mètres cubes d’air par heure et ce, sans recourir à l’ozone.

De la pollution pour créer des bijoux 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : à l’intérieur de la tour, les particules polluantes sont compressées en cubes minuscules, qui servent à créer... des bijoux. Des bagues, des cubes et des boutons de manchette créés aux Pays-Bas à partir de la pollution captée à Pékin, sont déjà disponibles. L’achat d’un tel bijou, vendu 250 euros la pièce, permet d’offrir 1 000 mètres cubes d’air pur à la ville, affirme le fabricant sur son site Internet. Les commandes se font par mail, directement auprès du Studio Roosegaarde. Des enthousiastes de la protection de l’environnement ont déjà commandé ces bijoux, y compris des alliances pour un mariage.

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