Un nouveau rapport s’alarme des dangers de l’antibiorésistance sur la santé mondiale. Selon cette étude de l’OCDE, la résistance aux antibiotiques pourrait tuer 2,4 millions de personnes avant 2050.

Certains pays de l’OCDE sont particulièrement concernés par l’antibiorésistance

C’est encore une nouvelle étude qui s’alarme d’un phénomène que la communauté scientifique connaît désormais très bien et qu’elle tente d’anticiper par tous les moyens : la résistance aux antibiotiques. Dans un rapport publié mercredi 7 novembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a estimé que si rien n’était fait à ce jour, l’antibiorésistance pourrait tuer 2,4 millions de personnes d’ici 2050, dans les 33 pays qui sont dans son champ d’expertise.

Dans ce rapport, l’OCDE donne des détails peu rassurants pour l’Europe puisque l’Italie, la Grèce et le Portugal seraient particulièrement concernés, à court terme, par ce risque. Dans ces pays, une part importante de la population est d’ores et déjà résistante à certains traitements contre des bactéries qu’on pouvait, autrefois, soigner très facilement.

La résistance aux antibiotiques est une des menaces les plus graves pesant sur la santé mondiale

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, depuis longtemps, tiré la sonnette d’alarme de l’antibiorésistance en appelant les autorités sanitaires de chaque pays à changer les modes de prescriptions de ces médicaments.

« La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire, le développement », rappelle l’OMS. « Un nombre croissant d’infections, comme la pneumonie, la tuberculose ou la gonorrhée, la salmonellose, deviennent plus difficiles à traiter, les antibiotiques utilisés pour les soigner perdant leur efficacité ».