Dans une récente étude, des chercheurs autrichiens estiment que les anti-transpirants contenant des sels d’aluminium, lorsqu’ils sont appliqués sur des aisselles lésées ou irritées par le rasage, doublent le risque de développer un cancer du sein.

L’aluminium favoriserait le cancer du sein

Selon une étude autrichienne publiée en juin 2017 dans la revue EBioMedicine, l’utilisation d’un anti-transpirant contenant des sels d’aluminium, plusieurs fois par jour, sur des aisselles rasées et depuis un âge inférieur à 30 ans, doublerait le risque de cancer du sein. Cette nouvelle étude confirme ainsi ce qu’une partie du monde médical affirme depuis quelques années : il y aurait un lien entre les sels d’aluminium contenus dans certains déodorants et le développement du cancer du sein chez la femme.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé 209 femmes souffrant d’un cancer du sein et 209 femmes en bonne santé.

La communauté scientifique divisée  

Au sein de la communauté scientifique, l’impact de l’aluminium contenu dans les déodorants sur le développement du cancer du sein fait débat. Selon certains médecins, le niveau de preuve est insuffisant et les données actuellement disponibles ne permettent pas d’évaluer correctement le risque pour la santé des femmes. La question n’a, à ce jour, toujours pas été tranchée.

Quant à l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), elle se montre prudente sur le sujet, mais elle recommande toutefois de limiter la concentration d’aluminium dans les anti-transpirants à 0,6 % et de ne pas les utiliser sur un peau irritée ou lésée.

Tous les déodorants ne contiennent pas de l’aluminium. Votre déodorant contient de l’aluminium si l’un ou plusieurs des ingrédients suivants est mentionné sur le récipient ou l’emballage : « aluminium chloryde », « aluminium chlorohydrate », « aluminium chlorydrex », « aluminium chlorydrex », « aluminium sesquichlorydrate », « aluminium zirconium ».

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