L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir entend forcer l’État à accélérer la mise en œuvre de l’afficheur déporté. Pour cela, elle vient de saisir le Conseil d’État.

L’UFC-Que Choisir saisit le Conseil d’État

L’afficheur déporté du compteur Linky, c’est un petit écran qui pourrait, dans chaque foyer où il est installé, permettre aux famille de regarder, en temps réel, l’état de leur consommation d’énergie. Mobile, il est facile d’accès et c’est cette caractéristique qui doit permettre à ceux qui veulent contrôler leurs dépenses énergétiques de faire des ajustements en temps réel. Prévue par la loi, l’installation de cet écran reste cependant toujours à l’état de projet, et l’UFC-Que Choisir s’est emparé du sujet.

Dans un communiqué, l’association de défense des consommateurs annonce, ce mardi 29 janvier, qu’elle vient de saisir le Conseil d’État pour forcer l’État à adopter au plus vite tous les décrets qui sont encore nécessaires à la mise en œuvre du déploiement de ce dispositif.

L’afficheur déporté aura déjà dû être déployé en janvier 2018

« Déjà reportée d’un an, (du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2019), la mise en place de l’afficheur déporté reste conditionnée à la prise d’arrêtés indispensables pour couvrir les coûts des fournisseurs le distribuant qui n’ont toujours pas été publiés par le ministère », explique l’association. « Face au silence opposé à l’interpellation écrite de l’association, et à l’aveu oral de son cabinet qu’il n’y avait pas de calendrier prévu, l’UFC-Que Choisi passe donc à l’action ».

Dans ce même communiqué, l’UFC-Que Choisir demande également que soient publiées les conclusions des travaux engagés en 2018 par le ministre de la Transition écologique de l’époque, Nicolas Hulot. Ces travaux portaient sur la surmarge de 500 millions d’euros, dénoncée par la Cour des comptes, accordée à Enedis dans le cadre de l’installation des compteurs Linky.

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