Le quadruple meurtre de la famille Troadec à Orvault est toujours entouré de questions, un an après. Le mobile de l'assassin présumé est mis en doute, l'arme et même une partie des corps sont toujours introuvables.

De nombreuses zones d'ombre demeurent autour du quadruple meurtre

Un an après le massacre de la famille Troadec dans son pavillon d’Orvault, dans la banlieue de Nantes, l’existence d’un « trésor » non partagé, invoqué comme mobile par l’assassin présumé, Hubert Caouissin, n’a toujours pas été prouvée. Et de nombreuses autres zones d'ombre persistent pour expliquer ce drame. Pour rappel, il y a un an, dans la nuit du 16 au 17 février 2017, Pascal, Brigitte, et leurs enfants Sébastien et Charlotte Troadec ont été assassinés à leur domicile. 

Hubert Caouissin, le beau-frère du père de famille, est passé aux aveux quelques jours plus tard, le 6 mars 2017, puis a été mis en examen et écroué. Ce dernier a aussitôt évoqué une rancoeur quant à un héritage familial composé d’or que Pascal n'aurait pas partagé. Si la mère de la victime a confirmé l’existence d’un trésor, les enquêteurs n’en ont toujours pas trouvé trace. En outre, des doutes demeurent également sur le déroulé des faits. 

L'arme et une partie des corps introuvables

En effet, comment un homme seul a-t-il pu tuer quatre adultes sans qu'aucun d'entre eux ne puisse fuir ou prévenir ni secours, ni forces de l'ordre ? Hubert Caouissin a expliqué s'être rendu chez Pascal et Brigitte Troadec, le soir du 16 février afin de les espionner. Entré par le garage, il s'est caché dans la buanderie. Mais il a été découvert par le couple. C'est là qu'une dispute a éclaté. Le principal suspect a alors attrapé un pied de biche avec lequel il a tué Pascal Troadec, les deux enfants de 21 et 18 ans, puis Brigitte qui aurait fui jusque dans la salle de bain.

Mais ce n'est pas tout. Le pied de biche qui aurait servi à tuer les quatre membres de la famille n’a jamais été retrouvé par les enquêteurs. Hubert Caouissin a expliqué s’en être débarrassé en le jetant dans la rivière Elorn par-dessus le pont de l’Iroise. Enfin, selon les le récit du procureur de la République, les corps ont été démembrés et dépecés. Une partie a été brûlée dans un four de la propriété des Caouissin, à Pont-de-Buis-les-Quimerch (Finistère), une autre broyée et enterrée dans des terres marécageuses. Mais si des restes des corps de Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec ont été retrouvés et identifiés, il manque toujours certaines parties, en particulier les crânes.

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