Ce jeudi 1er juin 2017, les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris pour le climat. Une décision qui porte un coup dur à la lutte contre le réchauffement climatique mais qui n’enterre pas l’Accord de Paris pour autant.

Donald Trump annonce le retrait des États-Unis

Ce jeudi 1er juin 2017, Donald Trump a annoncé depuis la Maison Blanche le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. Une décision conforme à sa campagne présidentielle aux tonalités climatoscpetiques, au cours de laquelle il avait promis de faire passer les intérêts américains en premier, notamment économiques, selon son slogan désormais célèbre « America First ». « Il est temps de mettre Youngstown Ohio, Detroit, le Michigan et Pittsburgh Pennsylvanie, qui comptent parmi les meilleurs endroits de ce pays devant Paris », a déclaré le président américain, citant des zones des États-Unis qui ont souffert de la désindustrialisation et de la mondialisation.

L’Accord de Paris prévoyait que les États-Unis réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28 % d’ici 2025, afin de limiter la hausse des températures mondiales sous le seuil des 2°C d’ici 2100. Mais selon Donald Trump, l’Accord de Paris désavantage les États-Unis et doit donc être renégocié.

Quelles conséquences pour le climat ?

Le président américain estime que le retrait des États-Unis n’aura pas d’impact sur le climat. Un avis que ne partagent pas les experts climatiques. En effet, selon une simulation réalisée par l’organisation Climate Interactive, la quantité de gaz à effet de serre pourrait augmenter de 3 milliards de tonnes d'équivalent C02 par an d'ici 2030, ce qui rendrait les États-Unis responsables d’un réchauffement de 0,3°C sur les 3°C prévus au niveau mondial par les scientifiques.

Néanmoins l’Accord de Paris sur le climat n’est pas mort. Premièrement, il faut quatre ans pour en sortir depuis l’entrée en vigueur du texte. Les Etats-Unis se retireront donc le 4 novembre 2020, date qui coïncide avec l’arrivée d’un nouveau locataire à la Maison Blanche. Ce dernier pourrait tout à fait choisir de rejoindre à nouveau l’Accord de Paris. Par ailleurs, en dépit du retrait des États-Unis, les gouverneurs de dix États américains ainsi que 68 grandes villes américaines, dont Los Angeles, New York et San Francisco, ont indiqué qu’ils respecteraient les engagements climatiques pris par les États-Unis. Par ailleurs, plusieurs grandes entreprises, dont les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) mais aussi de grands groupes industriels comme ExxonMobil et General Electrics sont déjà inscrits dans une logique de réduction de la pollution.

Mais le retrait des États-Unis porte malgré tout un coup dur à la lutte contre le réchauffement climatique : si l’objectif fixé de réduction des températures mondiales était déjà difficile à atteindre, il semble désormais impossible. 

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