Le drame de Millas, une collision entre un car scolaire et un TER, survenu le 14 décembre 2017, et qui avait provoqué la mort de six enfants, connaît un nouveau rebondissement.

Millas : des somnifères, responsables du drame ? 

La conductrice prenait des somnifères, prescrits par son médecin traitant. Le médecin du travail était également au courant. Pour l'avocate Jehanne Collard, qui défend les familles de plusieurs enfants victimes de l'accident de Millas, les médecins n'ont pas fait leur travail en laissant la conductrice du car prendre le volant.

Selon l'avocate, interviewée par France Info, « les vrais responsables sont probablement ces médecins qui n'ont pas fait leur travail et qui ont prescrit des médicaments dont les effets secondaires étaient dangereux pour quelqu'un qui conduisait ».

L'autocar a freiné mais trop tard

Après une succession de contradictions quant à la position des barrières du passage à niveau au moment du drame (ouvertes selon la conductrice, fermées selon de nombreux témoins), la polémique est close. L'enquête a démontré que les barrières étaient fermées et que le car a freiné, mais trop tard, et percuté les barrières. Rappelons que le passage à niveau se situait dans une courbe. 

Pour l'avocate de la conductrice, la responsabilité pénale de sa cliente est engagnée mais l'erreur à l'origine du drame a probablement été provoquée par les somnifères, repsonsable du manque de vigilance ou du « moment d'absence » qui ont provoqué le freinage tardif et le drame.

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