Notre air est-il devenu irrespirable ? C’est ce que semble démontrer l’Organisation mondiale de la santé en dévoilant le 7 mai dernier une base de données sur la qualité de l’air dans 91 pays. Cette étude montre que seulement 12% des habitants de ces pays respirent un air conforme aux recommandations de l’OMS.

La situation « s’aggrave » selon l’OMS, et présente un grand risque pour la population. Le taux de particules fines, qui est le meilleur indicateur sur le risque lié à la pollution, augmente un peu plus chaque année. Elles sont causées principalement par la combustion de charbon et les moteurs des véhicules. On trouve deux sortes de particules fines : les PM10 (10 microns) et des plus petites encore, les PM2,5 (2,5 microns) qui elles peuvent pénétrer dans le sang via les poumons.

L’OMS déclare New Delhi (Inde) comme la ville dont l'air est le plus pollué au monde, avec un taux de particules fines de 153 µg/m3 … alors que le seuil fixé par l’OMS est de 10 µg/m3. Cependant, New Delhi conteste ce triste record, se comparant à Pékin.

Sur les 81 villes françaises présentes dans l’étude menée par l’OMS, 80 sont au-dessus de seuil recommandé. Douai est reconnue comme la ville ayant l'air le plus pollué de France, avec un taux de 26 µg/m3. Paris quant à elle et malgré les idées reçues se place 37e au classement. Cependant, ne fermons pas les yeux, notre chère capitale connaît des pics de pollution comme en mars dernier où son air était plus pollué que celui de Pékin.

Selon l’OMS, la pollution serait responsable de la mort de plus de 3,7 millions de personnes de moins de 60 ans en 2012 ! (problèmes cardiaques, maladies respiratoires, cancers des poumons). Ce sont les pays en développement qui sont les plus touchés, car les pays riches ont réussi à améliorer la qualité de leur air.

L’OMS tente de rassurer la population : il est encore possible de faire marche arrière. Les villes de Bogota (Colombie) et de Copenhague (Danemark) ont réussi à largement améliorer la qualité de l’air en développant les transports en commun et en favorisant la marche à pied et le vélo.

Pourquoi ne prendrions-nous pas exemple ?

Plus d'informations sur la base de données de l'OMS (rédigée en anglais).