Lourd bilan pour la police, la gendarmerie et l’armée en 2016. Les forces de sécurité ont perdu 26 de leurs membres cette année-là. Un bilan en nette hausse par rapport aux années précédentes.

Forte mortalité dans les rangs de la police, de la gendarmerie et de l’armée

L’année 2016 a été particulièrement mortelle pour les forces de l’ordre. Le dernier rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui publie chaque année un bilan de la mortalité dans les rangs de l’armée, de la gendarmerie et de la police, révèle que 26 personnes ont trouvé la mort pendant l’exercice de leurs fonctions.

Dans le détail, deux policiers et 14 gendarmes sont morts au cours d’une mission opérationnelle tandis que les 10 autres sont décédés durant leur temps de service mais en dehors du cadre d’une mission spécifique (période d’astreinte, de formation ou encore de déplacement).

Davantage d’agressions de membres de forces de l’ordre en 2016

L’année 2016 a été particulièrement mortelle et témoigne d’une forte hausse par rapport à l’année précédente et celles d’avant. En 2015, 14 personnes sont décédées dans les rangs de la police, de la gendarmerie ou de l’armée. Selon une moyenne établie par les services de l’Observatoire, 19 personnes meurent chaque année dans l’exercice de leur métier.

L’ONDRP révèle également que 18 721 agents et fonctionnaires ont été blessés en 2016. Un chiffre qui, s’il paraît important, témoigne toutefois d’une légère baisse de 1,7 % par rapport à 2015. Il cache cependant une réalité plus grave : les policiers et gendarmes victimes de ces blessures l’ont plus souvent été dans le cadre d’une mission opérationnelle. En d’autres termes, les agressions envers les forces de sécurité ont augmenté.

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