Jugé en comparution immédiate pour avoir frappé deux gendarmes, le 5 janvier 2019, en marge d'une manifestation des « gilets jaunes, cet ex-boxeur, champion de France des lourds-légers, a été placé en détention en attendant d'être jugé le 13 février prochain.

Christophe Dettinger, l'ancien boxeur, en détention provisoire

Christophe Dettinger, l'ancien boxeur professionnel, est poursuivi pour avoir frappé deux gendarmes, le samedi 5 janvier 2019 à Paris, lors d'une manifestation des « gilets jaunes ». L'ancien double champion de France des lourds-légers a été jugé en comparution immédiate, mercredi 11 janvier, après deux jours de garde à vue. 

L'homme était donc jugé pour « violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l'autorité publique ». Il encourt jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Tard dans la soirée du mercredi 9 janvier 2019, le tribunal a décidé du renvoi de l'affaire, après une demande de son avocate. Dans l'attente de son procès qui aura lieu le 13 février, l'ancien sportif a été écroué, conformément aux réquisitions du parquet.

Pas de regrets

La première victime présumée de Christophe Dettinger s'est vu prescrire une interruption totale de travail (ITT) de quinze jours, après avoir été frappée et projetée au sol. Son collègue a, lui, bénéficié d'une ITT de deux jours. « Les violences commises samedi contre les deux gendarmes sont des violences graves, méthodiques, froides, réitérées », ont déclaré devant les juges les avocats des deux gendarmes, Thibault de Montbrial et Émélie Samson.

L'ancien boxeur s'est livré dans une vidéo sur Facebook. Il a notamment avoué avoir commis des erreurs mais n'a pas exprimé de réel regret. Il s'est en revanche dit « déterminé ». Pour rappel, une cagnotte avait été créée, lundi 7 janvier 2019, en soutien au boxeur : cette dernière a permis de récolter plus de 115.000 euros mais a été fermée par Leetchi après de nombreuses polémiques.

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