AL GORE : a reçu son Prix Nobel de la paix ce
lundi 10 décembre à Oslo
et dénonce le comportement de certains pays sur la question du réchauffement climatique.
"Il est temps de faire la paix avec notre planète",
a assuré M. Gore.
Le prix Nobel de la paix a été officiellement remis le lundi 10 décembre à Oslo à l'Américain Al Gore et au Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) pour leurs actions contre le réchauffement climatique. M. Gore et le Giec --un groupe de quelques 3.000 experts mandatés par l'ONU se partagent le Nobel pour avoir contribué à sensibiliser l'opinion mondiale sur les effets potentiellement dramatiques du réchauffement de la planète
La réussite de la lutte contre le réchauffement "sera influencée de manière décisive par deux nations qui n'en font pas assez aujourd'hui: les Etats-Unis et la Chine", a déclaré l'ancien vice-président américain Al Gore, qui partage le Nobel avec le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec). "Il devrait être absolument clair que ce sont les deux principaux émetteurs de CO2, surtout mon propre pays, qui devront faire les gestes les plus audacieux sous peine d'être jugés par l'Histoire pour leur échec à agir", a ajouté M. Gore, dans un discours diffusé à la presse avant la cérémonie.
Seul pays occidental à encore rejeter le protocole de Kyoto, les Etats-Unis refusent tout objectif international contraignant de réduction des émissions, estimant que cela pèserait sur leur économie alors que les pays émergents ne sont pas liés par de telles obligations. Et en ligne de mire : la Chine, qui elle de son côté se justifie dénonçant que pour elle ces contraintes freinent son développement alors que Historiquement ce sont les pays industrialisés qui ont la responsabilité du réchauffement. Aucune avancée sur ce point ne semble se dégager de la réunion de Bali, où près de 190 délégations tentent actuellement de s'entendre sur une feuille de route de négociations en vue d'un accord visant à prolonger au-delà de 2012 les engagements de réduction des GES pris dans le cadre du protocole de Kyoto.
"La Terre a de la fièvre. Et cette fièvre augmente. Les experts nous ont dit que ce n'est pas un malaise passager qui passera tout seul", a affirmé aussi M. Gore.
"Il est temps de faire la paix avec notre planète", a assuré M. Gore.
Il faut reconnaître que son documentaire, « Une vérité qui dérange » aux deux Oscars, a certainement plus fait pour l’écologie que mille discours. Al Gore, c’est le bateleur de l’environnement.
Judicieusement, le comité norvégien a co-attribué ce prix Nobel au Giec, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, qui a synthétisé des milliers de données scientifiques récoltées aux quatre coins du monde.
Source AFP
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