|
Priorité au paquet « énergie climat » durant la Présidence française de l’Union Européenne
La priorité sera donnée au paquet
« énergie climat ».
Le paquet « énergie climat » comprend 4 textes à adopter ou réviser durant la Présidence française. Dès les premiers jours de la Présidence française, les deux premiers conseils informels celui portant sur l’Environnement et celui portant sur l’Energie, des 3, 4 et 5 juillet, porteront le thème du changement climatique.

© MEDAD Laurent Mignaux
La France prendra, à compter du 1er Juillet, la Présidence de l’Union européenne.
L’essentiel des dossiers de cette future présidence relève directement des compétences du ministère du développement durable, avec un dossier prioritaire : le paquet "énergie climat". Et toutes les manifestations organisées par le ministère intégreront une démarche éco-responsable !
Paquet « énergie climat » : qu’est ce que c’est ?
Le paquet « énergie climat » reprend quatre textes adoptés par le collège des commissaires le 23 janvier dernier composent ce paquet. Les deux premiers textes visent à permettre à l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% entre 1990 et 2020 en l’absence d’accord international et de 30% si les autres pays prennent des engagements comparables.
Les deux autres concernent les énergies renouvelables et le stockage géologique du CO2.
Ce paquet pose les bases de notre compétitivité de demain avec comme objectif de faire de l’Europe la première économie durable au monde.
L’adoption de ce paquet est également la clef de l’influence diplomatique de l’Europe et de son futur impact au sein des négociations internationales pour préparer l’après Kyoto.
Le problème est simple : l’Europe ne pourra pas exiger une répartition mondiale de l’effort entre tous les pays du monde si elle-même n’est pas capable de l’organiser au sein des 27.
L’environnement
Outre le paquet « énergie climat », d’autres textes relatifs au changement climatique seront à l’ordre du jour de la Présidence française, concernant la qualité des carburants, les émissions de CO2 des voitures, la déforestation et l’inclusion des activités aériennes dans le système communautaire d’échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre .L’autre priorité du travail législatif au Conseil environnement sera la prévention des pollutions et des risques, ainsi que l’adoption d’un autre paquet concernant la consommation et la production durable.
Dans la continuité du Grenelle Environnement, La France se positionne fortement sur ce thème qu’elle identifie comme l’un des leviers majeurs du développement durable et de la lutte contre le changement climatique.
En matière de développement urbain, la question du réchauffement climatique sera mis au coeur des priorités, avec pour objectif, d’une part de faire des propositions pour mettre en oeuvre les recommandations de la charte de Leipzig dans une approche intégrée et soucieuse du développement durable et d’autre part, d’analyser l’impact du changement climatique sur le développement urbain à toutes les échelles.
Une présidence sous le signe de l’éco-responsabilité
Dans le cadre de sa présidence de l’Union, le ministère organisera une cinquantaine de manifestations qui intégreront une démarche éco-responsable. Cette initiative constitue une mise en oeuvre de l’esprit du protocole de Kyoto, des discussions relatives au paquet climat-énergie et du Grenelle de l’Environnement.
Ainsi, le ministère, avec le soutien technique de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) est directement impliqué dans la réalisation du Bilan Carbone™ mis en place pour l’ensemble des évènements qui seront organisés.
La démarche française est originale et permettra de :
Chiffrer les émissions de gaz à effet de serre induites par l’organisation d’une présidence sur un territoire relativement vaste comme celui de la France et en informer les Etats-membres.
Par la mise en œuvre de plans ministériels d’action, montrer qu’il est possible pour un pays organisateur de s’appliquer à soi-même des mesures concrètes de réduction que les 27 entendent promouvoir auprès des acteurs concernés dans les sociétés européennes et dans la négociation internationale.
Compenser des émissions incompressibles de gaz à effet de serre par une participation financière à la réalisation d’une opération de développement propre dans un pays non européen.
Inviter les organismes qui recevront le label de la PFUE à faire eux aussi des choix d’organisation de leurs évènements et de comportement qui soient à la fois sobres en émission de gaz à effet de serre et économes en énergie.
Les émissions qui n’auront pu être évitées ou qui sont incompressibles (transport) feront l’objet d’une compensation financière qui servira à un projet de développement propre commun à toutes les administrations, par exemple en Afrique.
Enfin tout a été pensé pour minimiser l’empreinte carbone de toutes les manifestations organisées : regroupement des lieux de travaux sur un site unique pour réduire les transports, repas à base de produits de saisons, proscription des verres et bouteilles en plastique, limitation des impressions, ou encore tri sélectif seront mis en place.
Ainsi, la Présidence française s’annonce riche en événements et en dossiers capitaux pour mettre l’ensemble de l’Union Européenne sur les voies du durable et ça commence dès la semaine prochaine !
Source : Ministère de l’écologie et du développement durable
Crédits photos
© MEDAD Laurent Mignaux
|