Méditerranée, une mer
fragilisée par la pollution
le 15 Juillet
Le réchauffement de l'eau de mer et la surpêche pourraient expliquer cette situation alarmante qui place la mer méditerranée parmi les plus polluées du Monde. Un phénomène qui empire chaque année avec comme signe d’un dérèglement le plus significatif : l’invasion de méduses contre toute attente scientifique.
Pollution exponentielle, réchauffement climatique fragilisant la faune et la flore, salinité accrue: la Méditerranée nécessite un traitement en profondeur, qui pourrait bénéficier d'une impulsion nouvelle à l'occasion du sommet de l'Union pour la Méditerranée dimanche à Paris.
"Les mers sont en passe de connaître une rupture d'équilibre", estime Christian Buchet, directeur du centre d'études de la mer de l'Institut catholique de Paris. Pendant ce temps l’institut océanographique de Paris démontre le cycle des méduses. C’est un cycle qui dure 12 ans et ça depuis deux siècles : 7 ans de présence puis rien pendant 5 ans . Or c’est la huitième année d’affilée que les scientifiques notent la présence de cet animal visqueux en Méditerranée : signe d’une installation définitive ?
Mer semi-fermée où transite 28% du transport mondial d'hydrocarbures, la Méditerranée est vulnérable. Les experts évaluent à 80.000 tonnes d'hydrocarbures par an les rejets des navires en Méditerranée. Près de 200 pollutions dues à des rejets de substances nocives ou d'hydrocarbures sont enregistrées chaque année en Méditerranée au large des côtes françaises, selon le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée. Marées noires et déballastages ne sont cependant qu'une petite partie du problème: 80% de la pollution vient de la terre comme des eaux sales par manque de stations d’épuration.
Déjà fragilisées par la pollution, la faune et la flore doivent faire face à l'arrivée d'espèces invasives dopées par le réchauffement. "Aux derniers pointages, il y a 56 espèces nouvelles de poissons tropicaux qui colonisent la Méditerranée, ce qui traduit bien ce réchauffement. Ils remontent par le canal de Suez et se trouvent bien en Méditerranée", indique Christian Buchet.
La Méditerranée ne représente que 0,7% de la surface des océans, mais constitue un réservoir majeur de biodiversité, avec 28% d'espèces qu'on ne trouve pas ailleurs. Le réchauffement en accentue l'évaporation et la salinité.
Source Le Figaro sciences