Olivier Dauga est un « winemaker » : un faiseur de vin : terme anglo-saxon qui définit cet autodidacte de 43 ans issu d’une famille de vignobles depuis 7 générations. Oui Olivier Dauga connait les vignes comme ça poche, le tonneau il est tombé dedans quand il était petit ! Après un début de carrière comme sportif de haut niveau dans le Rugby, Olivier Dauga met à profit ses connaissances viticoles et retourne sur son terrain préféré les vignes. Homme de terrain, homme de terroir il s’occupe de l’élaboration du raisin. Un consultant qui apporte son savoir faire en fonction du cépage, du terroir et de l’année : il fabrique un vin en correspondance avec l’endroit où il se trouve et surtout en fonction de la Météo !

METEOCITY : Wine makeur .. qu’est ce terme anglo-saxon vient faire au milieu des vignes les plus renommées de France?
Olivier DAUGA : en français ça veut dire faiseur de vin, mais concrètement c’est tout simplement être un consultant afin d’assurer un bon déroulement de la fabrication du vin. En tant qu’arrière petit fils de vigneron, fils et petit fils..j’ai été élevé avec le rythme des vendanges, mais le vin ce n’est pas tout de savoir le fabriquer, encore faut-il savoir le vendre. Voilà ce qui me différencie d’un œnologue : tous les deux nous aidons à améliorer la qualité du vin en intervenant dans la chaîne de fabrication, mais la plus grande réussite c’est quand on arrive à le vendre. Je m’adapte en fonction de la parcelle, j’interviens à l’assemblage, du malbec ou du merlot, et puis je m’occupe du packaging, amener du terroir sur l’étiquette par exemple.

METEOCITY : Les vendanges 2007 sont qualifiées de précoces qu’est-ce que cela traduit ?
Olivier DAUGA : La date de la vendange dépend de l’initiation florale. Pour la récolte 2007, elle e eu lieu en juin 2006. Et tout dépend du facteur climat. Le premier bourgeon que la plante va déclarer marque le point de départ, puis la plante se met dans un état végétatif, c’est là que le facteur climat intervient et qu’il influe le plus sur la plante. Car dès que la plante sort ses premiers bourgeons, le bourgeon gonfle puis éclot ; c’est ce qu’on appelle le débourrement* et cette année il s’est produit très tôt. La plante suit son cycle : une fois que la plante fleurit, c’est là qu’elle féconde les raisins et à cette date là on rajoute 110 jours pour avoir la date des récoltes. Ce qui correspond à fin Août début Septembre pour les blancs et entre le 7 et le 12 Septembre pour les rouges. Autre façon d’obtenir la date des récoltes malgré un été maussade, on calcule à partir de la véraison*, ce qui correspond au moment où le raison change de couleur et atteint sa couleur finale. Cette année la véraison a eu lieu mi-juillet et on rajoute 45 jours, donc nous savions que les vendanges seraient avancées dans le temps.

METEOCITY : ce qui fait 3 semaines d’avance ! On associe les vendanges précoces à un gage de qualité pour le millésime à venir ; est-ce que cela se vérifie ?
Olivier DAUGA : Un millésime normal c’est aux alentours du 25 Septembre. Plus c’est tôt, meilleur c’est ! Voilà ce qu’on dit dans le jargon ! Donc oui, ça se vérifie ! C’est à dire que plus vite on peut atteindre une bonne maturité, plus on limite les risques de dégradation du temps qui engendreraient une pourriture des raisins par exemple… car plus on avance dans le mois de septembre moins on n’a de soleil et les jours raccourcissent. Si on a un été indien, alors là au contraire c’est le temps idéal on passe le mois de septembre à attendre, et on sait que le résultat sera optimal.





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